💫👻Les entités spirituelles : définition, classifications et pratiques de protection ✨💫
- sorcellementvotre
- 26 févr.
- 8 min de lecture
Le mot entité provient du latin entitas, qui signifie littéralement « ce qui est », « ce qui existe ». Dans la philosophie médiévale, le terme désignait l’existence même d’un être. Dans un contexte spirituel un peu plus contemporain, il renvoie à une présence non incarnée, perçue comme dotée d’une forme de conscience, d’énergie ou d’intention, susceptible d’interagir avec le monde humain — parfois de manière subtile, parfois d'une manière plus concrète.

Les traditions religieuses, mystiques et ésotériques ont chacune développé leurs propres classifications de ces présences invisibles permettant parfois permettant de distinguer une entité d'une autre. Il est cependant essentiel de rappeler que ces cadres d’interprétation relèvent de systèmes symboliques et culturels spécifiques, alors il se peut que celle que je vais vous présenter aujourd'hui vous parle plus ou au contraire moins qu'une autre.
1. Les entités d’origine humaine
🔹 Les esprits de défunts
Dans de nombreuses cultures — allant du culte des ancêtres en Asie aux traditions européennes un peu plus spécifiques — on retrouve l’idée que l’âme humaine survit à la mort corporelle. C'est à dire, pour le résumer simplement, qu'une fois ce qu'on appelle la mort - que le corps n'est plus en état de fonctionnement - apparaît, l'essence que nous contenons à l'intérieur - souvent appelé "âme"- persiste et continue d'avoir une existence.

Pour illustrer nous pouvons citer le christianisme où l’âme est distincte du corps et où une fois la mort du corps, l'âme va continuer son voyage ailleurs. Dans le spiritisme moderne, notamment chez Allan Kardec (issu lui aussi d'une sphère chrétienne), les esprits désincarnés peuvent communiquer avec les vivants notamment pour transmettre des enseignements ou poursuivre leur évolution spirituelle.
Certaines traditions populaires décrivent plusieurs cas possibles et observables :
Esprits protecteurs (généralement des ancêtres bienveillants).
Âmes errantes, attachées à un lieu, à une émotion forte ou un souvenir.
Présences perturbées, associées à la colère ou à un traumatisme vécu pendant le vivant.
Mais Allan Kardec, lui en propose une autre qui ne classifie pas les esprits en fonction de leurs pouvoir, mais sur leur degré d'évolution dans le domaine de la moralité et de l'intellect. Il faut savoir aussi que celons lui, le "statut de l'entité" n'est pas figé mais lui aussi évolutif vers un état de plus en plus pur. Pour aborder cette classification, il faut garder en mémoire que le système de Kardec repose sur trois principes majeurs : L'immortalité de l'âme, la réincarnation dans le cadre d'un apprentissage et l'amélioration morale progressive. Ce modèle concerne uniquement les entités d’origine humaine, c’est-à-dire les âmes de défunts. Il ne traite pas des élémentaux, égrégores ou entités non humaines que l'ont peut trouver dans d'autres courants ésotériques.
Classification de selon la pensée kardéciste :
Les Esprits purs (Premier ordre) : le plus haut degré d'évolution, les âmes n'ont plus besoin de se réincarner. Les caractéristiques de ces entités sont un détachement total de la matière, une supériorité morale complète, une absence de passion et des connaissances étendue. Souvent, ils sont rapprochés symboliquement de figures angéliques.
Les Bons Esprits (Deuxième ordre) : Sont compris dedans les esprits bienveillants/savants/sages. Entités qui ont progressées moralement et cherchant en général à faire le bien. Ce sont ceux que le spiritisme identifie souvent comme des guides spirituels ou des protecteurs. Les caractéristiques de ces entités sont la présence de la bienveillance, une sagesse relative, un désir d'aider les humains et la présence de conseils constructifs.
Les Esprits imparfaits (Troisième ordre) : Entités qui sont encore fortement attachées à la matière et aux passions humaines. Dans certaines traditions ésotériques modernes, ce sont ces esprits que l’on associerait aux "âmes errantes" ou aux entités perturbées. Les caractéristiques de ces entités sont une certaine ignorance, souvent avec de l'orgueil/colère ou jalousie, un attachement aux plaisirs terrestres avec une possible influence négative sur les vivants.
🔹 Le phénomène poltergeist
Le terme poltergeist (de l'allemand : « esprit frappeur ») désigne contrairement à ce que l'on pense des phénomènes physiques inexpliqués : coups, déplacements d’objets, bruits et non directement une entité.
Le psychologue britannique William G. Roll a proposé l’hypothèse que certains cas pourraient être liés à une énergie psychokinétique (càd relatif à la modification de l'état ou de la position d'un objet physique) inconsciente, souvent associée à des adolescents vivant un stress intense. Il s’agirait alors non pas d’une entité autonome, mais d’une projection psychique.
Cette hypothèse reste controversée et appartient au champ de la parapsychologie, discipline qui est largement discutée dans les domaines scientifique.
2. Les entités non humaines
🔹 Les esprits de la nature

La croyance en des esprits liés aux forces naturelles est extrêmement ancienne et traverse de nombreuses cultures à travers le temps et le globe. Nous avons les traditions celtiques, nordiques, grecques, chamaniques et animistes principalement, où on y trouve la notion d’esprits élémentaires, par exemple, nous pouvons citer les plus connus :
Les Gnomes (terre)
Les Sylphes (air)
Les Ondines (eau)
Les Salamandres (feu)
L’idée centrale repose sur un principe animiste : la nature est vivante et habitée par des intelligences invisibles.
Le médecin et alchimiste suisse Paracelsus est l’un des premiers auteurs européens à formaliser cette classification au XVIᵉ siècle (Liber de Nymphis).
Cependant, il ne faut pas oublier que l’idée d’esprits naturels est bien antérieure à Paracelsus. Dans la mythologie grecque, on retrouve les nymphes des sources et des forêts. Ou même encore dans les traditions celtiques et druidiques, certains récits évoquent des présences associées aux collines, aux arbres ou aux rivières (parfois assimilées au peuple des Sídhe). Les sagas nordiques mentionnent également des êtres liés aux lieux naturels. Ces entités symbolisent souvent les forces naturelles plutôt que des êtres individualisés au sens moderne.
En parlant des traditions ésotériques modernes, on va plutôt les décrire comme : Sensibles aux vibrations humaines, Réagissant à l’intention (respectueuse ou destructrice en fonction de nos actes) et surtout ni foncièrement bons ni mauvais. Ils seraient davantage amoralement neutres, répondant à l’équilibre naturel plutôt qu’à des critères moraux comme nous pouvons l'observer chez les humains.
🔹 Les égrégores
Le mot « égrégore » apparaît dans la tradition ésotérique occidentale à partir du XIXᵉ siècle, notamment avec Éliphas Lévi. Il désigne une forme/pensée collective créée par l’énergie mentale, émotionnelle et les intentions d’un groupe. Certaines écoles occultes considèrent qu’un égrégore peut acquérir une sorte d’autonomie symbolique.

Si vous voulez approfondir le sujet, je vous invite à aller sur l'article de blog correspondant car le sujet à déjà été traité en détail : https://sorcellementvotre.wixsite.com/monsite/post/les-egregores
Mais psychologiquement, pour illustrer de manière simpliste l'égrégore, on peut rapprocher cette notion du concept d’« inconscient collectif » développé par le psychiatre et psychothérapeute suisse Carl Gustav Jung.
🔹 Les entités qualifiées de « basses » , parasitaires et « larves astrales »
Une fois de plus nous allons prendre en référence les traditions occultes modernes car ces termes ne proviennent pas des grandes religions historiques, mais plutôt de l’ésotérisme occidental du XIXᵉ et XXᵉ siècle, on va parler parfois d’entités nourries par des émotions lourdes (peur, colère, souffrance, détresse). Dans cette perspective, ces entités ne seraient pas nécessairement démoniaques - au sens religieux du terme que nous connaissons - , mais plutôt instinctives, attirées par des vibrations émotionnelles lourdes.
On peut retrouver des notions proches dans plusieurs courants spirituels :
Chez Éliphas Lévi, qui évoque des formes astrales issues des passions humaines.
Dans la tradition théosophique de Helena Blavatsky (une organisation occulte vouée à faire évoluer l'humanité vers un « degré supérieur »), où l’on parle de « coquilles astrales » ou de résidus psychiques.
Dans certaines branches du spiritisme influencées par Allan Kardec, que nous avons évoqué plus tôt, qui distinguent les esprits imparfaits fortement attachés à la matière.
Même si l'idée est à la base différente, ces courants partagent une idée commune : certaines formes non incarnées peuvent rester proches du plan terrestre en raison d’attachements émotionnels.
🔹 Les entités lumineuses ou supérieures
Plusieurs traditions spirituelles très connues et souvent mentionnées évoquent des guides ou des sortes de protecteurs :
Les anges et archanges dans le judaïsme et le christianisme par exemple.
Les bodhisattvas dans le bouddhisme.
Les maîtres spirituels dans l’hindouisme.
Dans le christianisme, l’archange Michel est une figure protectrice importante.
Certaines traditions ésotériques modernes parlent aussi de "maîtres ascensionnés " - c'est à dire, des êtres exactement comme vous et moi qui ont déjà vécu sur la terre. À la suite de nombreuses incarnations où ils ont fait preuve de dévotion et d’efforts, et ont atteint un degré de réalisation spirituelle élevé et suffisant pour retourner à leur source divine et d'y rester-, un concept développé dans les courants théosophiques du XIXᵉ siècle autour de Helena Blavatsky.
3. Observer et discerner : prudence et bon sens
Avant toute interprétation spirituelle, une approche rationnelle est indispensable dans le processus d'observation. Le discernement est une forme de

protection en soi et vous évitera souvent de vous faire avoir, alors veillez bien à :
Vérifier les causes physiques (courants d’air, dilatation des matériaux pour les craquements, champs électromagnétiques provoquants malaise/anxiété/sensation de présence car le cerveau peut générer des perceptions intenses sous certaines conditions physiques.) dans l'environnement.
Observer les contextes émotionnels de la situation et ainsi que votre état intérieur qui peut influencer fortement notre perception. Le discernement consiste aussi à reconnaître que nos émotions colorent notre interprétation du réel. Il faut éliminer cette cause avant de parler de phénomène paranormaux.
Noter les phénomènes de manière structurée dans par exemple un journal avec ses impressions immédiates pour repérer avec le temps les coïncidences, les répétitions liées à certaines causes ou noter au contraire l'absence de récurrence.
Le discernement consiste à ne pas attribuer systématiquement une cause surnaturelle à un phénomène inexpliqué et donc à ne pas conclure trop vite. Il se peut que l'on soit confronter à des phénomènes de ce genre, ce n'est absolument pas dans le but de les nier, mais plutôt d'éliminer toutes cause tangible pour aborder correctement les évènements. Dans toutes les traditions spirituelles sérieuses, le bon sens précède toujours l’interprétation mystique.
4. Pratiques de purification et protection
Une fois que nous sommes sûr d'être confronté à une entité, nous pouvons commencer à pratiquer des rituels de purification et/ou de protection. Dans de nombreuses cultures, des rituels de purification existent pour répondre à un besoin fondamental qui est de restaurer un équilibre, une sécurité ou une harmonie dans un lieu mais aussi à l'intérieur d'une personne :
Fumigation, qui est l'une des pratiques les plus anciennes (cèdre et sauge pour les amérindiens, encens lithurgique dans le christianisme, autres diverses plantes locales dans les autres peuples. Pour une pratique plus responsable je vous invite à supprimer la sauge qui n'est d'ailleurs pas totalement adapté a ces travaux mais de privilégier la lavande ou bien le romarin ou la myrrhe) car la fumée symbolise l'élévation et la transformation. C'est un vecteur entre le visible et l'invisible.
Sel (symbole de purification, de pureté et d'incorruptibilité depuis l’Antiquité). Il agit surtout sur le plan symbolique : il représente la stabilité, l’ancrage et la neutralisation.
Le son et la vibration, utilisés pour "casser" ou dissoudre une énergie stagnante. (Bol tibétains, cloches d'église, tambours chamaniques,...)
Prières, psaumes ou rituels (ex : Psaume 91 dans la tradition chrétienne, mantras protecteurs en hindouisme, blot dans la culture nordique, ...) qui vont également aider et agir comme stabilisateurs émotionnel puissant sur nous en plus de l'effet recherché.
Cercle de protection dans les traditions païennes et druidiques qui va agir comme une frontière énergétique, créer un espace sacré temporaire et une protection psychique. (⚠️ le traçage du cercle fait partit généralement de toute un ensemble ritualisé avec une ouverture et une fermeture, seul il ne risque d'y avoir aucun effet).
Dans les traditions païennes modernes, on retrouve l’appel aux quatre éléments, cercle de protection, invocation des forces naturelles. Ces rituels s’inscrivent dans un héritage néo-druidique et néo-païen du XXᵉ siècle.
⚠️ Une règle essentielle à respecter : la purification ne doit jamais devenir ni une obsession, ni une réponse automatique à chaque suspicion ou difficulté et n'est pas une alternative à un soin médical ou psychologique.
Conclusion

La notion d’entité traverse depuis déjà longtemps les cultures et les siècles. Elle reflète à la fois notre tentative humaine de comprendre l’invisible, l’inexpliqué et le mystère de la conscience.
Qu’on l’aborde sous un angle spirituel, symbolique ou même pour certains psychologique, l’essentiel reste de toujours garder à l'esprit le discernement, la sérénité et la responsabilité personnelle.
La protection la plus puissante demeure un esprit clair, un cœur stable et un environnement sain.
Bibliographie et sources 📖
Allan Kardec, Le Livre des Esprits
Paracelsus, Liber de Nymphis
Éliphas Lévi, Dogme et Rituel de Haute Magie
Carl Gustav Jung, Les archétypes et l’inconscient collectif
William G. Roll, travaux sur les poltergeists
Michael Persinger, recherches sur les champs électromagnétiques et perception
Helena Blavatsky, La Doctrine Secrète
Catéchisme de l’Église catholique.
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