🌙 Les symboles ésotériques et leur signification - Partie 4
- sorcellementvotre
- 25 juin
- 20 min de lecture
Pour continuer d'avancer dans notre étude des symboles à travers les croyances et les courants ésotérique, je vous propose cette semaine une partie numéro 4. Nous commençons à voir des symboles qui ne sont pas forcément dans les plus connus et les plus populaires, mais qui on tous aussi des histoires fascinantes !
Dans cette nouvelle et quatrième partie, nous allons donc explorer des symboles parfois moins connus, mais tout aussi puissants. Comme toujours et pour les autres, leur force ne réside pas uniquement dans leur forme, mais aussi dans l’énergie collective — l’égrégore crées de manière consciente ou inconsciente — qui les entoure et les nourrit depuis des générations mais il est important d'y penser quand on parle de symbolisme de l'utilisation au sens large des symboles, tous partagent une même essence : celle d’un langage universel, intemporel, qui traverse les civilisations.

C'est donc partie pour l'exploration de 9 nouveaux symboles : le Vegvisir, la Roue du dharma, la Croix solaire, le Menorah, le Khanda, le Wyrd, la Croix celtique, le Sri Yantra et le Triskelion !
Pour lire les anciennes parties :
Partie 1 : Pentacle, Triquetra, Ouroboros, Triple lune, Sceau de Salomon, Nœud de Sorcière.
Partie 2 : Fleur de vie, Croix ankh, Om/Aum, Hexagramme, Swastika, Hamsa, Merkaba, Nazar.
Partie 3 : Cube de metatron, Yin et Yang, Œil de la Providence, Vesica Piscis, Graine de Vie, Scarabée, Yggdrasil, Aegishjalmur, Œil d’Horus.
Quelques symboles pour continuer
Le Vegvísir : une boussole qui traverse les neufs mondes

✧ Symbolisme
Le Vegvísir, souvent surnommé « boussole viking », est un symbole de guidance et de protection. Vegvísir est dérivé de deux mots islandais, vegur et vísir . Vegur signifie « chemin, route » et vísir signifie « chemin, guide ». Son nom peut être donc traduit par « celui qui montre le chemin ».
Il représente la capacité à trouver sa route malgré les difficultés, les incertitudes ou les tempêtes de l'existence à l'image d'une boussole dans un brouillard. Le « Vegvisír » original islandais est de forme carrée (1er symbole sur l'image d'illustration), avec ses variantes circulaires apparaissant au 20è siècle.
Pour continuer sur sa signification, le Vegvisir permettrait de bénéficier de la protection de chacun des neuf mondes. En effet si nous nous referons à la cosmogonie nordique, neufs mondes sont existant. Le juste milieu du symbole est considéré comme Midgard, c’est-à-dire le monde des humains, celui dans lequel nous vivons tandis que les branches représentent les huit autres : Asgard, Nifheim, Alfheim, Vanaheim, Svartalheim, Jotunheim, Muspelheim et Helheim.
Dans une lecture ésotérique moderne, il symboliserait plutôt l'orientation spirituelle, la persévérance face aux épreuves -dans le sens où nous continuons notre chemin en étant guidé-, la protection durant les périodes de transition et la confiance en son chemin personnel.
✧ Histoire
Contrairement à une idée répandue et très discuté dans le néo-paganisme, le Vegvísir ne date pas de l'époque dite "viking" des conquêtes. Le symbole que nous appelons « Vegvisír » peut être trouvé dans trois grimoires islandais du 19è siècle. Le premier et plus important d’entre eux, le manuscrit de Huld fut écrit par Geir Vigfússon (1813 – 1880) à Akureyri en 1860. Le manuscrit consiste en 27 pages contenant 30 symbole magiques au total. Le « Vegvisír » est dessiné à la page 60.
Une note accompagnant le symbole affirme :
« Si ce signe est porté, on ne perdra jamais son chemin, même lorsque la route est inconnue. »
Bien qu'il soit devenu un symbole associé à la spiritualité nordique contemporaine, son origine est plus tardive que les mythes vikings auxquels il est souvent relié. Il est donc utilisé à tord quand il est relié à cette spiritualité.
Le troisième grimoire est un autre « livre de sorts » (Galdrakver). Même si l’auteur, le lieu et la date de son écriture sont inconnus, nous sommes certains qu’il fut écrit au 19è siècle dans la région d’Eyjarfjord. On peut encore une fois retrouver dans le manuscrit plus de symboles similaires que le « Signe de Salomon » et le « Signe contre les voleur ».. Le texte accompagnant le symbole est plutôt unique et ne laisse aucun doute sur sa signification. Il est clair, en se basant sur le texte, que le symbole avait une connotation influencée par la foi chrétienne :
“At maður villist ekki : geim þennan staf undir þinni vinstri hendi, hann heitir Vegvísir og mun hann duga þér, hefir þú trú á honum – ef guði villt trúa i Jesu nafni – þýðing þessa stafs er falinn i þessum orðum að þú ei i (…) forgangir. Guð gefi mér til lukku og blessunar i Jesu nafni.”
Traduit par :
«Pour éviter de se perdre : Gardez ce signe sous votre bras gauche, son nom est Vegvisír et vous servira si vous y croyez – Si vous croyez en Dieu et au nom de Jésus – La signification de se symbole est cachée dans ces mots, afin que vous ne puissiez périr. Que Dieu me donne la chance et me bénisse au nom de Jésus. »
✧ Exemples d'utilisation
Porter un talisman lors d'un changement important de vie pour ne pas perdre son chemin.
L'utiliser dans des méditations axées sur la recherche de sa voie.
Le placer sur un autel consacré à la protection ou à la guidance.
L'intégrer dans un journal spirituel pour symboliser son parcours personnel.
La Roue du Dharma/Dharmachakra

✧ Symbolisme
La Roue du Dharma ou Dharmachakra est l'un des symboles les plus importants des croyances bouddhistes. Elle représente les enseignements du Bouddha et le chemin menant à l'éveil. Il y a de multiples façons d'interpréter la Roue du Dharma, il y a donc plusieurs significations derrière le symbole et il y a trois parties différentes qui composent la roue de Dharma : les rayons, le moyeu, et la jante. Je vous en propose donc une. Ses huit rayons (ou directions) symbolisent généralement le Noble Sentier Octuple, ensemble symbolisant la voie spirituelle qui mène à la libération de la souffrance et à la paix intérieure permanente de l'illumination et donc du Nirvana, ils sont :
La compréhension juste
La pensée juste
La parole juste
L'action juste
Les moyens d'existence justes
L'effort juste
L'attention juste
La concentration juste
Le bord/ la jante de la Roue du Dharma signifie en outre la capacité de maintenir tous les enseignements ensemble en méditant et en se concentrant. La forme circulaire de la roue symbolise aussi la perfection des enseignements de Bouddha. Et pour finir, le moyeu au centre de la roue du Dharma représente la discipline morale. Elle peut aussi évoqué celons les sources, es cycles de l'existence et le mouvement perpétuel de la sagesse.
Nous pouvons également la trouver avec plus de rayons (24;30), avec des significations différentes.
En fonction des écoles, il est important de savoir qu'il peut exister une ou plusieurs tours de roue. Dans le bouddhisme theravada, il n'y a qu'un seul « tour de la roue », dans d'autres écoles, comme le Mahayana et le Vajrayana, on distingue plusieurs « tours ». Selon une version, le premier tour est celui de l'enseignement original de Gautama Bouddha, le deuxième tour est l'enseignement du Prajnaparamita (perfection de la sagesse) et le troisième est l'enseignement du Maha Vairochana Sutra, un texte essentiel du bouddhisme tantrique.
✧ Histoire
La Roue du Dharma apparaît dans l'Inde ancienne plusieurs siècles avant notre ère et a été trouvée sur les piliers qui ont été construits par l'empereur Ashoka entre 304 et 232 av-JC.. Elle est devenue un symbole central après l'enseignement du Bouddha historique, Siddhartha Gautama.
Le premier sermon du Bouddha est souvent décrit comme la « mise en mouvement de la Roue du Dharma » qui marque la diffusion de ses enseignements. Pour la petite anecdote, en 1947, le chakra Ashoka (sa version à 24 rayons) est devenu une partie du drapeau indien. Chaque année, la journée de la rotation de la roue du dharma est célébrée dans les centres kadampas du monde entier lors d’une journée particulière appelée La jouréne de la roue du dharma
✧ Exemples d'utilisation
Support de méditation sur le chemin spirituel.
Décoration d'un espace consacré à la pratique bouddhiste et au développement personnel.
Comme symbole de sagesse et de progression intérieure.
Comme un rappel quotidien de l'importance de l'équilibre et de la discipline dans l'enseignement.
La Croix Solaire

✧ Symbolisme
La croix solaire est un cercle traversé par une croix à quatre branches. Elle symbolise et rappelle que tout dans l’univers est organisé autour d’un équilibre des forces. Elle représente aussi le mouvement du soleil dans le ciel, qui rythme les jours, les saisons et la vie des humains depuis toujours. Les anciens peuples gravaient donc certains symboles directement sur les habitations : sur les portes, les poutres, les pierres ou les objets du foyer pour obtenir protection. La croix solaire faisait donc partie de ces signes protecteurs.
On pensait qu’elle permettait : de protéger la maison dans les quatre directions, de maintenir une stabilité énergétique dans le foyer, de soutenir l’harmonie entre les habitants et d’ancrer la maison dans les cycles naturels du monde
Ces quatre branches symbolisaient engalement plusieurs équilibres fondamentaux :
• les quatre points cardinaux
• les quatre saisons
• les quatre éléments : terre, eau, air et feu
• les quatre étapes de la vie
Il faut aussi noter qu'elle ne nous oriente pas uniquement dans l’espace, mais aussi dans le temps au travers de l’année solaire. Car en effet cette roue sacrée marque quatre fêtes païennes très importantes qui sont celles des solstices d’hiver et d’été, et les équinoxes d’automne et du printemps. Ces fêtes ne sont pas uniquement agricoles, elles ont eu par le passé un caractère hautement religieux pour nos ancêtres polythéistes.
Le solstice d’hiver, repris et déformé par le christianisme en faisant de lui la fête de Noël, marque le moment de l’année lorsque Dame-Nature reprend son souffle ouvrant ainsi les portes de la nouvelle année après une période de 12 nuits sacrées.
L’équinoxe de printemps, marquant le retour des beaux jours, était le moment de l’année dédié à la fécondité et à l’amour.
Le solstice d’été, moment où le soleil se trouve à son apogée, marquait pour nos ancêtres cet instant magique pendant lequel les forces solaires sont au plus fort de leur vitalité.
La quatrième fête enfin est celle de l’équinoxe d’automne, qui elle aussi est un peu paradoxale. Elle marque d’un côté l’abondance car c’est le moment où l’on remerciait les Dieux pour les bonnes récoltes, et d’un autre côté cette fête marque le déclin des jours et du soleil dans sa course cyclique.
Elles sont toutes reprise dans les traditions modernes de la Wicca et dans la plupart des mouvements de neo-paganisme.
Cette Roue Solaire cache également un autre principe fondamental qui fut étudié par un grand philosophe tel que Heidegger. Ce principe est celui du Devenir et de l’Être. L’axe horizontal du symbole représente en effet le Devenir, c’est-à-dire tout ce qui est changeant et soumis aux caprices du temps. Tandis que l’axe vertical représente l’Être, c’est-à-dire l’aspect non-changeant, immuable, la force spirituelle qui émane de toute vie. Mais contrairement aux monothéismes qui ont toujours tenté de séparer ces deux notions du corps et d’esprit, la sagesse païenne se reflète dans la symbolique de la Roue Solaire en démontrant que le Devenir et l’Être sont deux conceptions inséparables qui sont imbriqués l’une dans l’autre, qui s’interpénètrent en quelque sorte.
✧ Histoire
La croix solaire est l'un des plus anciens symboles connus de l'humanité. En fait, c’est un symbole beaucoup plus ancien qui a été utilisé du Néolithique, soit dès le 10e millénaire avant notre ère, jusqu’à l’âge du bronze nordique, soit jusqu’au 8e siècle avant notre ère.
Des représentations datant de l'âge du bronze ont été découvertes à travers toute l'Europe et montre que parmi les différents peuples, le sens commun existait. On la retrouve aussi gravée dans des pierres préhistoriques, dans l’art celtique, dans certaines traditions nordiques, dans celle des peuples romains à travers le char solaire et même dans des objets du quotidien utilisés autrefois pour protéger le foyer.
Elle fut utilisée dans de nombreuses cultures indo-européennes et apparaît fréquemment dans les traditions païennes liées au culte du Soleil. Même si dans l'histoire elle fut partit des symboles réutilisés en des fins horrible, il faut retenir que en aucun cas, la roue solaire n’est pas un symbole de suprématie raciale.
✧ Exemples d'utilisation
En travail sur les cycles naturels.
Rituels liés aux solstices et équinoxes, par exemple brulé lors de celui d'été.
Support de méditation sur l'équilibre des divers forces du 4 (éléments, directions,...).
Décoration d'autels païens pour rappeler les cycles naturels.
La Menorah : où la liaison au divin.

✧ Symbolisme
Ce mot « menorah » est constitué du préfixe « me- » en hebreu indiquant la provenance d'une chose, associé à la racine hébraïque -norah, -nourah, de nour, nor (flamme) au féminin. MeNoRah signifie donc, si nous en suivons la logique, « de la flamme / qui provient de la flamme ».
En tant qu'objet, la Menorah est un chandelier à sept branches lié aux traditions juives dont la fabrication est prescrite dans le Livre de L’Exode pour devenir l’un des objets cultuels du Tabernacle et ensuite du Temple de Jérusalem. Il symbolise pour les croyants la lumière divine, la sagesse et la présence sacrée du dieu qui éclaire le monde. Elle était allumée tous les jours, à l’aide de mèches placées dans sept coupes d’huile d’olive la plus pure.
Elle peut aussi représenté l'illumination spirituelle, la connaissance, la continuité de la foi et la création divine.
La forme de la Menorah évoque directement celle de l’arbre de vie sumérien ou babylonien, les branches de l’arbre de vie s’élancent vers le Ciel comme pour toucher la lumière solaire, qui vient ainsi éclairer les sept terminaisons du chandelier.
Vu de manière différente, les branches peuvent former le support de la lumière, une lumière qui viendrait cette fois-ci d’en bas, des racines de l’arbre. Dans cette perspective, la vie serait porteuse d’une lumière immanente.
Mais nous pouvons aussi lui prêter d'autres significations :
Le 7 évoque le cycle parfait : c’est la création du monde en 7 jours de la Genèse, le repos du septième jour symbolisant le « pacte » entre Dieu et l’Homme. Si le chiffre 6 est déjà complet, le 7 symbolise le couronnement final.
Le 7 symbolise aussi l’union des contraires : c’est la rencontre du 3 divin et du 4 terrestre, c’est-à-dire la rencontre de l’Esprit et de la matière.
En tant que 6+1, le 7 évoque aussi un centre à partir duquel se déploient les 6 directions de l’espace.
C'est finalement une signification assez complète, où le chiffre 7 évoque la totalité incluant aussi bien la Source que le Tout-matière car il porte en lui la perfection cosmique.
En franc-maçonnerie, un chandelier à trois étoiles trône sur le plateau du Vénérable Maître. Mais lors du banquet d’ordre (au moment du solstice d’hiver), c’est un chandelier à 7 branches qui est placé devant lui, alors que les Premier et Second Surveillants se voient attribuer respectivement un chandelier à 5 branches et à 3 branches. 7 ans c'est l’âge du Maître maçon, signe d’une initiation complète. Sept est le chiffre de l’éveil, de la sagesse et de la sérénité : le signe que la lumière transcendantale a enfin rencontré le coeur de l’Homme et l'a fait évoluer vers l'éveil.
✧ Histoire
Donc, nous l'avons vu, la Menorah est un chandelier à sept branches utilisé par les Juifs à partir d'environ le VIIIe siècle. La Menorah est l'un des plus anciens symboles du judaïsme et serait même plus importante que l'étoile de David. Selon la tradition biblique, elle fut réalisée pour le Tabernacle, que Moïse a fait forger en or pur, suivant les indications détaillées reçues du Seigneur puis placée dans le Temple de Jérusalem. Lorsque le roi Salomon construisit le Premier Temple à Jérusalem, une nouvelle ménorah fut forgée pour orner ses lieux sacrés. Cette ménorah fut perdue lors de la destruction du Temple par les Babyloniens en 586 avant notre ère. Plus tard, une autre ménorah fut placée dans le Second Temple, érigé à Jérusalem. Ce candélabre emblématique est représenté sur l’Arc de Titus à Rome, témoignant du pillage par les Romains après la destruction du Second Temple en 70 de notre ère.
La Menorah est devenue en 1948, le symbole d’Israël. Comme l'étoile de David, la ménorah est un symbole de l'identité juive. C'est un peu comme une mémoire qui va être partagée : on va passer de maison en maison, de synagogue en synagogue, et retrouver comme un indice, un langage ou une poésie, partagés par bien des gens à travers le monde, qui se racontent, pas dans la même langue mais avec les mêmes symboles.
✧ Exemples d'utilisation
Support de contemplation spirituelle en lien avec la lumière.
Symbole de lumière intérieure mais d'éveil.
Représentation de la connaissance sacrée et de la connexion avec le sacré.
Inspiration pour des travaux de méditation sur la sagesse et l'élévation.
Le Khanda

✧ Symbolisme
Le Khanda est très méconnu du grand public mais il est le symbole principal de la religion du sikhisme. Cependant il serait réducteur de le limiter seulement à cette signification car il est bien plus qu'un simple emblème religieux : il résume à lui seul plusieurs principes fondamentaux de la spiritualité sikhe. Le nom de khanda provient du sanskrit « khadga » et signifie « couper, détruire, diviser ». C’est avant tout une arme de guerre avant d'être un symbole, mais elle peut aussi servir lors de rituels ou de sacrifices. Les rois et les fantassins portaient cette arme à leur ceinture et s’en servaient lors des batailles surtout à l’époque médiévale indienne.
Sa structure est composée de trois éléments principaux, chacun porteur d'un enseignement particulier.
Au centre se trouve le khanda, une épée à double tranchant. Elle symbolise la capacité à discerner la vérité de l'illusion et rappelle que le chemin spirituel exige à la fois sagesse et courage. Ses deux lames évoquent également l'équilibre entre les dimensions spirituelles et matérielles de l'existence.
Autour de cette épée se trouve le chakra, un cercle sans commencement ni fin comme nous les connaissons. Il représente l'éternité, l'unité du divin et l'absence de séparation entre toutes choses. Contrairement à la roue du Dharma bouddhiste, ce cercle n'est pas muni de rayons et met davantage l'accent sur l'infinité et l'unicité du Dieu.
Enfin, troisième partie, les deux sabres courbés appelés kirpans symbolisant le concept de Miri-Piri, l'équilibre entre le pouvoir temporel (Miri) et l'autorité spirituelle (Piri). Ils rappellent que l'élévation spirituelle ne doit pas éloigner du monde, mais au contraire guider les actions quotidiennes.
Le Khanda est un symbole lui aussi complet qui incarne ainsi : l'unité du divin, la justice et la droiture, l'équilibre entre spiritualité et vie matérielle, le courage moral et la responsabilité envers les autres.
✧ Histoire
Le Khanda s'est développé au sein de la tradition sikhe entre les XVIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Bien que les éléments qui le composent soient sûrement plus anciens, le Khanda tel qu'on le connaît aujourd'hui s'est progressivement imposé comme symbole du sikhisme entre les XVIIᵉ et XXᵉ siècles.
Il s'inspire directement des enseignements des dix Gurus sikhs (dix humains ayant vécu en chair qui se rapprochait du guru divin, hors de l'espace et du temps. Ils sont la base des enseignements de cette religion.) et plus particulièrement de l'héritage de Guru Gobind Singh, qui insista sur l'importance de conjuguer spiritualité, justice et protection des plus faibles.
Le symbole est aujourd'hui omniprésent dans les lieux de culte sikhs, sur les drapeaux Nishan Sahib et dans l'art religieux de cette tradition. Il est devenu l'un des emblèmes les plus reconnaissables de cette religion.
✧ Exemples d'utilisation
Méditation sur l'équilibre intérieur necéssaire au cheminement spirituel et entre la vie spirituelle et les responsabilité quotidienne.
Symbole de justice et d'intégrité, notamment en lien avec le courage moral.
Rappel de l'unité du monde spirituel et matériel.
Support de réflexion sur le courage moral et la traversé des épreuves.
Le Wyrd : le destin sous forme de toile

✧ Symbolisme
Le Wyrd est un symbole moderne inspiré des traditions nordiques, souvent appelé « Toile du Wyrd » ou « Filet du Destin ». Le vieil anglais Wyrd a été utilisé pour traduire le latin fata et chance. Il représente le destin, les fils du temps et l'interconnexion de toutes les actions et de toutes chose peuplant le monde. Il est constitué d'un ensemble de lignes entrecroisées formant un motif complexe, évoquant une toile ou bien un tissage. Cette image fait directement écho aux Nornes (Nornir dans la mythologie nordique), les trois entités responsables du destin dans la mythologie nordique, qui tissent le fil de la vie des dieux et des hommes au pied d'Yggdrasil.
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Contrairement à une vision fataliste du destin, le concept nordique de wyrd suggère que l'avenir n'est pas totalement figé. Plutôt que, chaque action contribue à tisser la toile qu'est notre destin en considérant l'influence que tout être vivant peut avoir dessus et influence ce qui viendra ensuite. Le filage et le tissage sont d'ailleurs de bonnes analogies avec le destin, car ce n'est que lorsque la corde est filée et la tapisserie tissée que nous voyons l'image complète. Pendant que cela se produit, le fil peut encore ressembler à un tas de laine en désordre, ou l'image de la tapisserie peut paraître incomplète. Il rappelle ainsi que nous sommes à la fois héritiers du passé et artisans de l'avenir, mais attention, celà sous-entend également que nos propres actions peuvent influencer le destin de tous un ensemble de vivant. Il mène à la réflexion avant l'action afin de peser les conséquences de chaque acte.
✧ Histoire
Le symbole graphique de la Toile du Wyrd est relativement récent et n'apparaît pas dans les sources médiévales scandinaves connues. Néanmoins, quelques références dans la littérature du vieil anglais soulignent ce qui aurait pu être un concept préchrétien du wyrd en tant que force active qui n'est soumise à aucun pouvoir divin. Nous pouvons citer le poème Salomon et Saturne - un dialogue qui oppose la sagesse chrétienne et païenne (Dobbie, Poèmes mineurs anglo-saxons, p. 47).
Son utilisation actuelle, elle aussi, est largement contemporaine, inspirée des concepts de destin présents dans les sagas nordiques et des récits des Nornes, les tisseuses du destin.
Cependant, il s'inspire directement de la notion de wyrd présente dans les traditions germaniques et nordiques anciennes. Dans ces cultures, le destin n'était pas perçu comme une force immuable mais comme un ensemble complexe de causes et de conséquences façonnées par les actions des individus.
Les sagas islandaises et les poèmes de l'Edda poétique évoquent fréquemment cette idée d'un destin tissé par les Nornes et influencé par les choix humains.
✧ Exemples d'utilisation
Réflexion sur les conséquences de ses actes, les choix de vies.
Travail spirituel sur les cycles de vie et autour du destin personnel ET collectif.
Méditation sur les liens entre passé, présent et futur mais également ceux qui unissent les êtres et les évènements.
Support symbolique pour tout travail ou pratiques liées aux ancêtres et à ce qu'on nous a légué. Potentiellement pour la psychogénéalogie.
La Croix Celtique : L'union du cercle et de la croix.

✧ Symbolisme
La croix celtique dite aussi croix nimbée voire croix druidique, est un symbole les plus emblématique quand on parle de spiritualité celte. C'est une association de deux symboles qui unit la croix traditionnelle à un cercle central. Cette union a donné naissance à de nombreuses interprétations symboliques au fil des siècles. Donc elle est principalement associée : au Soleil (avec le passif de la croix solaire), à l'éternité, aux cycles naturels et à l'unité cosmique.
Il y a beaucoup de débat sur l'interprétation de sa signification mais voici quand même les principales explications sur la signification de la croix celtique :
Une interprétation purement rationnelle considère que le cercle est une construction qui sert à consolider la croix. Donc à la faire perdurer dans le temps.
Dans la symbolique chrétienne, la croix cerclée correspond également aux cinq plaies du Christ crucifié, le cercle représentant par conséquent l’hostie.
Côté symboles celtiques, c'est là que les débats sont ouverts. Les 4 branches de la croix seraient une référence : Aux 4 points cardinaux, Ou bien aux 4 saisons, ou encore aux 4 éléments.
Trois cercles sont aussi juxtaposés sur la croix celtique et ils parlent de la vie et de la mort. Ils sont appelés :
Keugant (la source, l’origine),
Abred (l’expérience terrestre),
Gwenwed (la lumière, l’aboutissement).
Quant aux entrelacs qui serpentent à la base de la croix, ils expriment ce mouvement de création et de destruction dans une spirale éternellement recommencée, comme dans la majorité des interprétation concernant les entrelacs. tout en conservant une forte dimension liée aux cycles naturels et à l'héritage spirituel des peuples celtes.
Dans une lecture ésotérique moderne, la croix celtique symbolise plutôt une sorte d'harmonie entre les forces terrestres et spirituelles. Elle rappelle que toute existence s'inscrit dans un cycle plus vaste où chaque fin prépare un nouveau commencement.
✧ Histoire
Il est communément admis que la croix celtique a fait son apparition entre le VIIe et le IXe siècle dans les pas des druides durant le haut Moyen Âge. Au niveau géographique, nous nous situant autour du Pays de Galles, de l'Écosse, de l'Irlande, L’Île de Man et aussi en France.
Elle est devenue rapidement emblématique du christianisme celtique tout en conservant des éléments symboliques plus anciens (car la conversion s'est faite sur plusieurs siècles permettant de mêler les deux traditions plus lissement qu'avec une conversion de foi brutale). Mais il faut garder à l'esprit que bien avant cette période - entre le IIIe siècle et le Ve siècle -, l’évangélisation romaine avait déjà écrasé les derniers bastions de résistance dans les contrées celtiques.
=> Donc résultat, à l’époque où se dressèrent les premières croix celtiques, la civilisation celte avait disparu. (En tout cas aux yeux de tous)
Il est ainsi fort probable que les représentations chrétiennes aient largement recouvert les cultes païens résiduels par une croix qui convenait plus au culte qui s'était installé.
/!\ Cependant, il est important de noter que la croix celte a parfois été utilisée de manière controversée, par des groupes qui ont cherché à l’approprier à des fins politiques ou idéologiques. Certains mouvements nationalistes ont tenté de détacher le symbole de son contexte historique et religieux, ce qui a conduit à des interprétations divergentes et parfois conflictuelles de son sens. /!\
✧ Exemples d'utilisation
Méditation sur les cycles de la vie, de la nature et du temps.
Connexion aux traditions celtiques.
Travail sur l'équilibre dentre terre/matière et esprit.
Symbole de protection et d'enracinement (ancrâge) liée ou inspirée du druidisme.
Le Sri Yantra : la géométrie sacré de l'hindouisme

✧ Symbolisme
Le Sri Yantra est considéré comme l'une des figures les plus sacrées et les plus puissant de la géométrie sacrée hindoue - principal Yantra qui à pu donner naissances aux autres. Il est composé de neuf triangles imbriqués (dont 4 orientés vers le haut qui représente le principe masculin et 5 vers le bas pour le principe féminin) représentant l'union du principe masculin (Shiva) et féminin (Shakti).
L'intersection de ces triangles crée précisément 43 triangles secondaires, symbolisant les multiples niveaux de la création et les différentes manifestations du cosmos. Nous pouvons aussi retrouver ce symbole dans son utilisation pour l'atteinte d'un certains niveau de concentration.
Le Sri Yantra est souvent interprété comme une sorte de carte de l'univers mais aussi de la conscience humaine. Chaque niveau de sa structure représente une étape du chemin spirituel, depuis le monde matériel jusqu'à l'union avec le divin.
Au centre du diagramme se trouve un point appelé Bindu, considéré comme la source originelle de toute création. Il représente l'unité absolue, l'origine et la destination de toute existence. Le noyau étant le bindu, appelé au début para bindu le point originel de toute création. A cet effet, le bindu est lui-même formé de 3 bindus superposés : le premier qui est rouge symbolise l’ovule, le second, blanc, représente le sperme tandis que le troisième, mixte évoque l’union des deux : Shiva-Shakti. La création provient ainsi de l’union du masculin et du féminin. Dans la culture védique, ce symbole n’est pas seulement contemplé, mais se active par des mantras, des visualisations et des cérémonies spécifiques.
Ses principaux symbolismes sont donc : l'union du masculin et du féminin sacrés, l'équilibre entre les forces cosmiques, la création et la manifestation de l'univers, le chemin de l'éveil spirituel, l'unité entre le microcosme (l'être humain) et le macrocosme (l'univers).
✧ Histoire
Les origines exactes du Sri Yantra demeurent difficiles à dater avec précision, mais son utilisation remonte à plus d'un millénaire dans du Śrī Vidyā (système religieux hindou didée à la Déesse ), il constitue un support majeur de méditation et de contemplation dans l'hindouisme tantrique. Issu donc de la tradition Hindoue, puis emprunté par le bouddhisme, le taoïsme puis par le jaïnisme connu sous le nom de siddhachakra, navapada ou navadevata.
Dans la culture Hindoue, les Yantras sont des symboles géométriques symbolisant la relation entre l’humain et la métaphysique. Ils définissent un diagramme mystique censé illustrer les différents concepts et aspects du monde. Celui-ci serait la mère de tous les autres (on dénombre aujourd’hui 960 yantras dont le plus connu est le Sri Yantra) car il englobe toutes les autres représentations qui existent.
✧ Exemples d'utilisation
En tant que support pour la méditation profonde et la concentration profonde.
Visualisation spirituelle visant à harmoniser les énergies intérieures
Harmonisation énergétique d'un espace.
Pour les travaux d'équilibre entre le féminin et le masculin.
Décoration d'autels dédiés à l'abondance, à la sagesse ou à l'élévation spirituelle.
Le Triskelion : L'importance du chiffre 3.

✧ Symbolisme
Le Triskelion (ou Triskèle, plus commun) est l'un des symboles les plus anciens et les plus emblématiques du monde celtique. Le mot "triskel ou triskell" est censé avoir été originaire des anciens mots grecs "tri-" signifiant "trois" et "skelos" signifiant "jambe". Cependant, le symbole et son nom ont été adoptés et adaptés par diverses cultures tout au long de l'histoire, notamment les Celtes et les Bretons. Il se compose généralement de trois spirales ou de trois branches courbées reliées autour d'un même centre commun.
Le chiffre trois possède une importance particulière dans de nombreuses traditions spirituelles. Chez les Celtes, il était associé à l'équilibre, à la complétude et à l'harmonie des forces naturelles.
Le Triskelion peut représenter de nombreuses triades sacrées comme par exemple :
la terre, la mer et le ciel.
le corps, l'âme et l'esprit.
le passé, le présent et le futur.
la naissance, la vie et la mort.
les trois mondes de la cosmologie celtique. (Annwn, Abred et Gwynvyd).
Le mouvement circulaire des spirales évoque également l'idée de cycle perpétuel, de transformation constante et d'évolution spirituelle.
Contrairement à un symbole statique, le Triskelion suggère que tout est en mouvement : les saisons, les êtres vivants, les pensées et même l'univers lui-même.
Le Triskelion est formé de trois spirales ou trois branches reliées autour d'un centre.
Il symbolise :
le mouvement perpétuel
les cycles de transformation
l'équilibre entre trois forces complémentaires
✧ Histoire
Le Triskelion est un symbole très ancien car il est connu depuis la période néolithique qui remonte à plus de 4000 avant JC. Les Celtes l'ont ensuite utilisé de manière répandue dans leur art et leur culture, mais le symbole se trouve également dans d'autres cultures et peuples à travers le monde. On le retrouve notamment sur le site mégalithique de Newgrange, construit vers 3200 av. J.-C., ce qui en fait l'un des plus anciens symboles spirituels d'Europe (pour donner un ordre d'idée, nous nous situons avant les grandes pyramides d'Egypte).
Ensuite, depuis l'Antiquité et dans de nombreux endroits du monde, il a été un symbole populaire et bien connu. Parfois, une tête ou le soleil est représenté au milieu de la figure. Le triskel a également été utilisé pendant l'antiquité grecque.
À partir d'Agathocle de Syracuse, il figure sur les monnaies en Sicile, île à trois caps, dont il devient aussi le symbole.
Dans la route de l'histoire, le triskel a ensuite été transmis à l'Occident gothique, à l'île de Man au XIIIe siècle, puis dans des blasons anglais, allemands et suisses, ainsi que dans l'art. Les triskèles étaient également fréquemment représentés sur les équipements militaires celtiques à travers l'Europe et les Balkans.
✧ Exemples d'utilisation
Travail sur les cycles de transformation, de renouveau.
Méditation sur l'évolution personnelle notamment pour l'équilibre entre les différentes facette de soi.
Connexion aux traditions celtiques et à la nature.
Support symbolique lors des célébrations saisonnières et des fêtes païennes.
Rappel que toute évolution passe forcément par le mouvement, le changement et l'adaptation.



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