🪮🧹Les tresses dans les traditions de la sorcellerie : histoire, symbolique et petite part de magie.
- sorcellementvotre
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Depuis des siècles, les cheveux occupent une place particulière dans les croyances populaires, les folklores de certains lieux, les traditions spirituelles mais aussi dans les pratiques associées à la magie. Bien plus qu’un simple attribut esthétique, ils ont souvent été considérés comme le reflet de l’énergie vitale de la personne les portant, de sa force intérieure et de son identité spirituelle.

Cette semaine j'ai décidé de vous parler d'un petit sujet qui change vis-à-vis des sujets traités habituellement, tous en gardant notre part de chercheur en herbe à travers les différentes sources disponibles que nous ont laissés l'histoire.
C'est l'heure d'embarquer avec moi dans ce beau voyage à travers les cultures pour découvrir que que tresser ses cheveux n’était pas seulement une manière de se coiffer, mais bien un acte avec une forte symbolique !
Introduction
Nous l'avons vaguement abordé dans la présentation de l'article mais la tresse possédait une véritable portée symbolique et parfois même "objet" au centre de pratiques ritualisée. Mais avant tous ça, dans cet article, nous allons explorer pas à pas l’histoire des cheveux dans les croyances anciennes à travers le folklore, la symbolique magique de la tresse en général, les légendes autour des « tresses de fées » ainsi que les différentes interprétations spirituelles associées aux cheveux tressés.
I. Les cheveux dans les croyances anciennes.
Les cheveux : bien plus qu'un simple attribut physique, un symbole de force.
Depuis l’Antiquité, et même en réalité les premières civilisations, les cheveux occupent une place symbolique importante et sont associés à la puissance spirituelle et à l’énergie personnelle dans les croyances de l'humanité.
Dans de nombreuses traditions venant des cultures anciennes, ils représentent se qui pourrait s'apparenter à une extension de l'identité de la personne, de sa force vitale, parfois même de la mémoire mais surtout du pouvoir spirituel/ du connexion au sacré. Finalement ce qui pourrait s'apparenter à première vu d'une extension de l'âme de l'individu.
Des historiens et anthropologues - nous pouvons facilement citer une fois de plus le célèbre Mircea Eliade (historien des religions et professeur de l'université de Chicago, dans "l'importance symbolique du corps et des attributs physique dans les rites initiatiques et spirituels") et James George Frazer (anthropologue folkloriste et fondateurs de l'anthropologie comparée des religions, dans son ouvrage "Le rameau d'or") mais aussi l'historien médiéviste Claude Lecouteux- ont retrouvé des traces de cette symbolique dans les rites funéraires, les textes religieux, les récits mythologiques et les pratiques populaires de nombreuses civilisations.
L’exemple le plus célèbre ce trouve probablement être celui de Samson dans la Bible, dont la puissance résidait dans sa chevelure. Mais à contrario, dans d’autres traditions couper les cheveux pouvait symboliser par exemple une perte de pouvoir,
les laisser pousser représentait une connexion spirituelle plus forte tandis que les couvrir ou les attacher permettait par exemple de préserver son énergie.
Une symbolique présente dans de nombreuses civilisations
Égypte antique 🌴
Dans l’Égypte antique, les cheveux possédaient une forte dimension sociale en plus d'une dimension religieuse et magique qui leurs étaient indissociable. Symbole aussi de vitalité, le crâne rasé était par exemple la norme pour la pureté rituelle, tandis que les perruques, les coiffes, les mèches spécifiques et les barbes reliaient en général les hommes aux dieux.

Exemples :
Le rasage intégral : Les prêtres (les "ouab", signifiant les purs) devaient se raser entièrement le corps et la tête tous les trois jours. Les poils et les cheveux naturels étaient considérés comme impurs, porteurs de souillures et de parasites.
Les peaux de léopard (coiffe): Pour officier, les prêtres portaient une coiffe spécifique ou une peau de félin pour s'assurer la protection divine.
La chevelure de deuil : Les déesses Isis et Nephtys incarnaient les pleureuses sacrées. Durant les rituels funéraires, les prêtresses ou les pleureuses laissaient libre leur longue chevelure en signe de deuil et se frappaient la poitrine.
Le pouvoir de résurrection : Les tresses et les mèches de cheveux étaient symboliquement nouées dans les textes sacrés pour aider le défunt à traverser le fleuve de l'au-delà et participer à sa renaissance.
Il existe bien évidement d'autres exemple, ...
Il est bon à noter aussi pour la culture que des mèches de cheveux étaient parfois conservées dans des tombes ou utilisées dans certains rites funéraires.
Monde grec et romain 🏺
Dans les sociétés grecques et romaines, les cheveux avaient eux aussi leurs symboliques et étaient liés à la vitalité, à la beauté et à la puissance divine.
Certaines prêtresses et figures mythologiques connues possèdent des chevelures symboliquement puissantes. Dans plusieurs récits antiques il était courant de lire que couper les cheveux représentait un sacrifice ou un deuil alors que les laisser libre pouvaient symboliser quelque chose plus proche de la folie ou de l'extase.
D'ailleurs, les Ménades associées au dieu Dionysos sont souvent représentées avec des cheveux sauvages et dénoués, symbole de transe et de perte du contrôle ordinaire.
Traditions celtiques et nordiques 🌲
Ailleurs dans le monde, chez les peuples celtiques et nordiques, les cheveux pouvaient être également liés directement à la puissance personnelle, à l’honneur
et parfois à la magie.
La aussi plusieurs exemples :
Le pouvoir spirituel (Celtes) : Plusieurs auteurs antiques décrivent les druides et les guerriers celtes avec de longues chevelures et parfois tressées. Il est dit qu'ils les laissaient pousser pour canaliser la puissance divine et la magie de la nature. Les mèches entrelacées représentaient généralement l'harmonie et l'interconnexion entre le corps, l'esprit et l'âme, un thème très cher à la philosophie celte. Les tresses complexes symbolisaient le lien éternel entre le monde physique et spirituel et les guerriers et les hommes de haut rang portaient souvent des cheveux tressés pour afficher leur bravoure et leur virilité.
L'honneur et le courage (Nordiques) : Dans la société nordique ancienne les cheveux longs et les tressés étaient plutôt des symboles de virilité, de bravoure et de statut social libre que les guerriers, femmes nobles et figures mythologiques portés de manières récurrentes. À l'inverse, raser la tête ou couper les cheveux était une marque de déshonneur, d'esclavage ou de soumission. Certaines sources historiques indiquent que les tresses jouaient également un rôle dans des contextes rituels et religieux. Par exemple, certains motifs et styles de tresses pourraient avoir été associés à certains dieux ou pratiques spirituelles et nous pensons qu'ils tressaient soigneusement leurs cheveux avant des événements importants afin de s'attirer les faveurs des dieux et de se préparer aux défis à venir.
Le reste du monde 🌍
La tresse est l’une des coiffures les plus anciennes de l’histoire humaine que nous retrouvons en réalité tout autour du monde. Des traces archéologiques et représentations artistiques montrent son existence dès la préhistoire et l’Antiquité.
Des sculptures, fresques et objets anciens témoignent de son utilisation Afrique ancienne, au Proche-Orient, chez les slaves en plus des autres peuples précédemment vu.
Ce qu'il faut retenir c'est qu'en général, quelque soit la culture, le geste de tresser consiste généralement à participer au principe d'unir et de maintenir ensemble plusieurs brins qui va d'un coté spirituel représenter l'union des forces, la protection mais aussi le lien avec le destin et la maitrise des énergies invisible.
II. La tresse : une forme de magie des nœuds
Lier pour protéger ou canaliser
Bien avant d’être associée à l’univers de la sorcellerie, la pratique du nœud possédait déjà une portée symbolique extrêmement ancienne. Dans de nombreuses civilisations, nouer, attacher ou entrelacer des fils n’était pas un geste sans sens car il pouvait représenter une volonté de lier, retenir, protéger ou influencer une force invisible. Dans l'univers de l'ésotérisme et de l'occultisme on peut parler ici de magie des nœuds.
Dans cette symbolique, nouer/attacher/tresser/entrelacer un objet ou un fil revenait parfois à fixer une intention, retenir une influence ou une énergie, protéger une personne ou empêcher une force de se manifester.
👉 Dans cette logique symbolique, le nœud devient une forme de sceau spirituel.
Les historiens et anthropologues ont retrouvé des traces de cette symbolique principalement dans les traditions maritimes avec les "nœuds de vent" chez les islandais, les traditions des îles Orcades et les écossais, certains rites religieux avec par exemple le "nœud d'Isis" ou Tyet, avec les traditions chrétiennes médiévales où chaque nœud du chapelet accompagnait une prière mais aussi dans les traditions populaires européennes où on pouvait retrouver par exemple des nœuds sur des rubans rouges portés aux poignets des enfants pour éloigner le mauvais œil, des cordelettes nouées avant les prières de guérisons mais aussi dans plusieurs folklores ruraux (français, slaves et germaniques) où nouer symboliquement une maladie permettait parfois de l'empêcher de progresser.
Les tresses et les tempêtes dans le folklore

Pour rejoindre le point précédant, certaines légendes reliées à la magie des nœuds racontaient que les sorcières (ou en l'occurrence les völvas vu que nous nous situons plus dans un folklore nordique) pouvaient emprisonner le vent dans des nœuds ou déclencher une tempête en tressant leurs cheveux avec une intention particulière.
Du Moyen Âge jusqu’au XIXe siècle, certains marins achetaient même parfois à des femmes considérées comme des sorcières ou des magicienne des cordes déjà nouées censées contenir le vent pouvant influencer la météo en fonction des besoins de navigation où :
Un nœud défait → apportait un vent léger ou une brise légère.
Deux nœuds défaits → un vent plus fort.
Trois nœuds défait → la tempête apparaissait.
A travers ces traditions, la tresse devient ainsi un symbole de contrôle des forces invisibles où nouer revient en quelque sorte à capturer ou retenir une force pour la libérer par la suite. Elles se sont étendues donc par la suite à la chevelure même de la praticienne comme si ils pouvaient devenir des sortes de "filets" capable de retenir certaines énergies.
Zoom sur les folklores nordiques et celtiques
Comme les traditions nordiques et celtiques accordaient elles aussi une importance particulière aux liens, aux fils et aux entrelacements symboliques - nous le voyons encore plus particulièrement aux motifs caractéristiques de ces peuples - on ne peut echapper à la mythologie liée.
Dans le folklore nordique, nous retrouvons facilement le tressage avec les fameuses Nornes (Nornir en norois) qui tissent le destin des hommes au pied d’Yggdrasil formant ainsi une longue succession de nœuds et d'entrelacs jusqu'à la rupture du fil de notre destin. Les Valkyries aussi sont parfois décrites comme « tisseuses de bataille » en défaisant certains nœuds et en renouant directement certains destins sur les champs de batailles. On peut également compléter notre collection mythologique sur les nœuds en mentionnant le wyrd qui dans certains récits parlent de fils invisibles reliant les destins des êtres entre eux qui implique que les actions des autres peuvent influencer le destin des autres.
Du côté des Celtes, les motifs entrelacés présents dans l’art insulaire médiéval — comme dans le célèbre Livre de Kells — symbolisaient souvent des concepts comme l’éternité, l’interconnexion, les cycles de la vie et les liens entre le monde visible et invisible.
III. Les tresses de fées et les crins de sorcières
Une croyance présente dans toute l’Europe
Pour continuer sur notre route de la tresse, on va rester chez nous, en Europe car dans de nombreux folklores européens, il existe aussi des récits parlant de cheveux mystérieusement emmêlés, de crinières de chevaux tressées durant la nuit et de nœuds impossibles à défaire. Il s'agit des légendes appelées "tresses de fées" parfois "crins de sorcière", "nœuds de fées" ou "elf-locks"/"Fairy knhots"/"Witch braids" pour les traditions anglophones.
Ces phénomènes étaient souvent attribués et ceux pendant des siècles à des créatures issus de folklores qui venaient les tresser pendant la nuit : les fées, les sorcières, les elfes ou en réalité tout ce qui se rapportaient au « petit peuple ».

Découvrir ces ouvrages (mèches emmêlées de manière inhabituelle, nœuds très serrés, tresses apparues,...) réveil pouvait être interprété comme le passage d'un petit être qui annoncé un présage (qu'il soit une bénédiction ou un avertissement) ou une marque spirituelle. Il pouvait même être déconseillé de défaire ces nœuds car cela pouvait attirer le malheur ou offenser les esprits. Il pouvait en être de même concernant la chevelure des chevaux.
IV. La symbolique des tresses chez la sorcière : entre folklore ancien et spiritualité moderne.
Une image profondément ancrée dans l’imaginaire européen
Dans plusieurs folklores et imaginaires collectifs européens, les femmes considérées comme guérisseuses, devineresses, sages-femmes ou sorcières au cours de l'histoire étaient parfois décrites avec des cheveux particulièrement longs, des coiffures tressées ou des nœuds mystérieux dans leur chevelure comme nous l'avons décrit précédemment.
Il faut garder à l'esprit que ces descriptions relèvent souvent davantage du folklore que de faits historiques vérifiables, mais elles témoignent d’une symbolique très forte autour des cheveux féminins où la tresse devient progressivement un symbole de secret, de maîtrise de notre propre puissance, de pouvoir caché et de lien avec l’invisible. Dans certains récits populaires on peut même trouver que voler un cheveu d’une sorcière permettait de briser un sort tandis que posséder une mèche de cheveux pouvait servir dans des pratiques magiques ou protectrices -et parfois même l'utiliser pour le mal contre quelqu'un.
Les cheveux deviennent ici, une fois de plus, une extension symbolique de la personne elle-même.
Ce que disent réellement les historiens sur tout ça
Il est important de distinguer les faits historiques attestés, les croyances faisant partie des superstitions locales des interprétations modernes ou ésotériques.
Les historiens confirment effectivement l’importance symbolique des cheveux dans de nombreuses cultures anciennes - L’anthropologue James George Frazer évoque dans "Le Rameau d’or" cette croyance ancienne selon laquelle certaines parties du corps (notamment les cheveux et les ongles) restaient liées spirituellement à leur propriétaire même après avoir été coupées- ,le caractère ancien des coiffures tressées mais aussi le lien fréquent entre cheveux et statut social ou spirituel.
Attention, en revanche, il existe peu de preuves historiques directes montrant que les « sorcières » médiévales pratiquaient réellement une magie spécifique liée aux tresses comme on la présente aujourd’hui dans certains récits modernes.
En réalité, une grande partie de cette symbolique provient du folklore européen,
des traditions populaires et des reconstructions spirituelles contemporaines. Cela n’enlève toutefois rien à la richesse symbolique de la tresse dans l’imaginaire magique et spirituel (surtout si au fil des années un égrégore est crée par dessus).
Le symbole des trois brins

La tresse à trois brins (la classique que nous connaissons) possède une forte portée symbolique dans les traditions spirituelles modernes qui est toute droite inspirée du paganisme européen. Elle est souvent associée aux cycles naturels, au temps, à la féminité sacrée et même parfois à la triple Déesse dans certaines traditions wiccanes modernes car les trois brins peuvent représenter le trio de "La Jeune fille, la Mère et la Vieille femme, mais aussi le trio "passé-présent-futur" ou encore le trio "Corps-Esprit-Âme".
L'Armure spirituelle, une symbolique réinterprétée aujourd’hui.
Nous pouvons aussi trouver une autre symbolique dans les pratiques spirituelles contemporaines où les tresses possèdent souvent une dimension rituelle ou méditative. Certaines personnes tressent leurs cheveux de manière symbolique avant un rituel, une méditation, une célébration saisonnière ou un travail spirituel dans le but de pouvoir se recentrer, poser une intention, se protéger énergétiquement ou tout simplement honorer un cycle personnel.
V. Les objets glissés dans les tresses
Une pratique symbolique ancienne présente à travers le monde.
Dans plusieurs traditions populaires et ceux depuis quelques siècles, on ajoutait parfois dans les cheveux, en plus du tressage : des rubans, des fils colorés, des plantes, des plumes ou des amulettes. Ces éléments possédaient souvent une signification protectrice, sociale ou spirituelle qui pouvait différé en fonction de la zone géographique.
Des historiens et anthropologues ont là aussi retrouvé des traces de ces pratiques au sein des civilisation antiques, de certaines cultures africaines, des peuples nordiques et au sein de pratiques chamaniques.
🪶 Les plumes
Elles possèdent une forte portée symbolique dans plusieurs cultures où elles sont traditionnellement associées aux esprits, au voyage spirituel et aux messages invisibles. Si on se rapproche du chamanisme, elles représentent principalement la communication avec les esprit, l'élévation spirituelle et le voyage entre les mondes. Nous pouvons également rajouter une représentation qui vient avec la spiritualité moderne : le lien avec l'élément de l'Air.
Dans certaines pratiques modernes, elles symbolisent :👉 la connexion avec l’intuition ou le monde spirituel.
🌿 Les herbes séchées
En rajoutant des herbes séchées dans les divers tressages, les plantes étaient utilisées pour protéger, purifier, favoriser la guérison ou plus vulgairement attirer certaines influences. Elles étaient déjà utilisées en bouquet suspendus mais les intégrer dans les cheveux est également apparut dans plusieurs récit folkloriques. (On pouvait les observer également sous forme de couronnes végétales.)
Par exemple :
Le romarin → protection
La lavande → paix et purification
L’armoise → rêves et intuition.
🧵 Les fils colorés
Le fil rouge est sûrement le plus populaire de tous, un symbole protecteur très ancien présent dans de nombreuses cultures (notamment la méditerranée, le Moyen-Orient, les Balkans et territoires slaves) qui servait notamment à la protection contre le mauvais œil. Il existe bien évidemment des variantes surtout dans le folklore des pratiques modernes où il existe des correspondances en fonction des couleurs.
Par exemple :
le blanc → purification
le vert → guérison et la prospérité
le bleu → paix ou la protection
le noir → l’ancrage ou l’absorption symbolique des énergies négatives.
👉 Ces correspondances varient énormément selon les traditions et les pratiques contemporaines
🔮 Les bijoux, perles et amulettes dans les cheveux
L’ajout de bijoux dans les cheveux existe quant à lui depuis des millénaires. Des fouilles archéologiques ont mis au jour : des perles tressées dans des coiffures, des anneaux métalliques, des rubans précieux.
Ces ornements pouvaient indiquer soit le statut social, l’appartenance culturelle, le rang spirituel ou avoir une fonction protectrice.
✨ Conclusion

Bien plus qu’une simple coiffure, la tresse possède une symbolique riche et ancienne profondément enracinée dans les croyances populaires et les traditions spirituelles à travers le monde mais aussi à travers les siècles où elle a put représenté : la protection, le pouvoir, la maîtrise d'un certain pouvoir ou énergie, le lien avec l’invisible ou encore la mémoire des anciens savoirs.
Les légendes de sorcières, de fées et de nœuds magiques témoignent d’un imaginaire où chaque mèche tressée pouvait devenir à la fois un symbole, une intention ou un lien sacré entre le visible et l’invisible.
Aujourd’hui encore, ces croyances continuent d’inspirer les pratiques spirituelles modernes ainsi que les reconstitutions des traditions païennes.
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📚 Sources utilisées
Le Cabinet d’Illusions – Histoire et symbolique des cheveux dans l’ésotérisme
The Encyclopedia of Superstitions – Edwin Radford & Mona Radford
Claude Lecouteux – Fées, sorcières et loups-garous au Moyen Âge
Jean Chevalier & Alain Gheerbrant – Dictionnaire des symboles
Folklores européens autour des « elf-locks » et des « witch knots »
Le Rameau d’or — James George Frazer
Le Sacré et le Profane — Mircea Eliade
Claude Lecouteux — travaux sur les croyances populaires médiévales
Edmund Leach — « Magical Hair » (article anthropologique, 1958)
Folklore Society – Northern European Wind Knot Traditions
Fées, sorcières et loups-garous au Moyen Âge.
Britannica – Fairy and Folk Beliefs in Europe



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