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🔮​🧙🏻‍♀️​ Sorcières : origine du mot, histoire et réalité derrière le mythe

La figure de la sorcière a toujours aussi fasciné qu’elle intrigue et ça dans toutes les cultures. Présente dans les contes, les croyances populaires et l’histoire européenne, elle a traversé les siècles sous des formes parfois très différentes : guérisseuse, devineresse, herboriste, voyante mais aussi figure diabolisée et persécutée par l'église.

Mais d’où vient réellement le mot « sorcière » ? Qui étaient les personnes ainsi désignées ? Et surtout, comment cette figure est-elle devenue l’un des symboles les plus marquants de l’histoire occidentale ?


Pour comprendre la sorcière, il faut remonter bien avant l'époque des bûchers, de l’époque moderne, et explorer l’origine direct du mot, des croyances anciennes et les transformations culturelles qui ont façonné cette figure. Alors c'est partit pour votre tasse de thé hebdomadaire avec Sorcellement Vôtre, nous embarquons aujourd'hui dans les portes de l'histoire.


Sorcières s'envolant vers un sabbat (Gravure du 19è siècle). Illustration de gravure de MARY EVANS/SIPA
Sorcières s'envolant vers un sabbat (Gravure du 19è siècle). Illustration de gravure de MARY EVANS/SIPA



I. L’origine du mot « sorcière »


Une racine latine liée au destin


Dans l’Antiquité, bien avant l'apparition du mot que nous connaissons aujourd'hui, le concept le plus proche de la sorcière était désigné par les mots magus (magicien), venefica (empoisonneuse ou magicienne) et striga (créature nocturne pas nécessairement une personne malveillante. Il pouvait simplement s’appliquer à quelqu’un qui pratiquait la divination, c’est-à-dire l’art d’interroger le destin ou de prédire l’avenir. Les croyances en la magie existaient déjà a cette époque, des figures féminines dites "magiques" aussi et les pratiques de guérison et de divination étaient rependues et populaires. Bien que condamnées à mort par la Lex Cornelia (loi romaine, écrite par le dictateur romain Sylla en 81 av. J.-C. dans le but de réprimer certains actes injurieux faits avec violence.) à Rome, les sorcières sont omniprésentes dans la mythologie gréco-romaine.


Le mot « sorcière », lui, apparaît en français au XIIᵉ siècle (estimation vers 1160 dans le texte médiéval appelé "Roman d’Énéas" qui transpose l'épopée latine d'Enée dans le cadre de la littérature courtoise médievale), dérivé du mot « sorcier » lorsque le latin évolue vers les langues romanes. Il provient du latin médiéval sortiarius, qui signifie littéralement « diseur de sorts » ou « celui qui manipule le destin ». Ce terme lui-même vient de sors ou sortis, qui signifie le sort, la destinée ou la divination par tirage au sort. Donc, à l’origine pure de ce mot, le terme désignait une personne qui pratique la divination ou qui agit sur le destin, et il est important de le noter : pas forcément une figure maléfique.


Exécution d’une sorcière à Nuremberg, 1555 (in Johann Jakob Wick, Wickiana, Zurich, XVI e s.)  Photo DR
Exécution d’une sorcière à Nuremberg, 1555 (in Johann Jakob Wick, Wickiana, Zurich, XVI e s.) Photo DR

Ce n'est que ensuite, dans la progression de l’Europe à travers la période médiévale, que ce terme a pris une connotation beaucoup plus négative qui reflétait l'évolution des croyances. Les personnes capables d’influencer le destin ou de manipuler des forces invisibles furent associées à des pratiques dangereuses et/ou interdites.


Un mot né dans un contexte religieux


Les terme sortiarius, maleficus et veneficus vu plutôt (avant l'appararition du mot sorcière) apparaissent clairement dans les textes ecclésiastiques depuis les environs du VIIᵉ siècle, notamment dans des documents religieux qui condamnent certaines pratiques jugées païennes à l'encontre du Dieu chrétien.

À cette époque, l’Église cherche à lutter contre les traditions populaires héritées des religions anciennes.

Le mot devient alors un outil politique et religieux, utilisé pour désigner particulièrement :

  • les guérisseurs et herboristes.

  • les devins et devineresses.

  • les sages-femmes.

  • les astrologues.

  • les personnes pratiquant les anciennes traditions spirituelles (hors des trois grandes religions principales).


Ces pratiques étaient souvent liées aux savoirs populaires sur les plantes, la médecine et la nature.


Ainsi, historiquement le mot « sorcière » n’est pas né pour désigner une créature maléfique, mais pour qualifier des personnes possédant un savoir considéré comme suspect par les autorités religieuses après une succession d'évolution linguistique jusqu'au vieux français. Mais, cela ne veut pas dire que le concept n'existait pas, il existait bel et bien depuis l'Antiquité.

Ce qui était autrefois considéré comme un savoir mystérieux ou sacré devient peu à peu assimilé à une forme de magie interdite.



II. Les racines anciennes de la sorcellerie


Les magiciennes de l’Antiquité


Nous avons déjà évoqué que bien avant le Moyen Âge, des figures proches de la sorcière apparaissent déjà dans les textes et les croyances antiques.

Dans la littérature grecque et romaine, certaines femmes sont décrites comme des magiciennes capables de préparer des potions, d’invoquer des esprits ou de pratiquer la divination et donc, comme des magiciennes, des devineresses ou des prêtresses capables d'interagir avec les forces invisibles. Parmi les plus célèbres figurent :

  • Circé, magicienne de la mythologie grecque

  • Médée, célèbre pour ses connaissances en magie et en plantes

  • Canidie, personnage de la littérature romaine associé à la magie et aux rituels occultes.

  • La déesse Hécate, qui présidait à la sorcellerie et aux enchantements.


Contrairement à l’image négative que prendra plus tard la sorcière dans l’Europe chrétienne (à partir du Moyen-Age), ces figures n’étaient pas toujours considérées comme maléfiques. Elles pouvaient être respectées, craintes ou admirées, car leurs connaissances étaient associées aux domaines du sacré, de la nature et du destin.

Les pratiques magiques dites magiques pouvaient inclure : la préparation de potions principalement à base de plantes, des incantations ou des chants rituels,

l’invocation de divinités, d’esprits ou de la nature, la fabrication d’amulettes protectrices/de talismans, la divination par différentes méthodes (astres, entrailles d’animaux, rêves).


Les traditions populaires européennes

Dans les sociétés rurales européennes, bien avant que l'on parle de "sorcières" dans les textes médiévaux, il existait depuis longtemps des individus capables de diverses choses qui pouvaient être qualifié de sorcellerie : soigner avec des plantes, prédire l’avenir, protéger les récoltes, éloigner le mauvais œil, ... Les savoirs étaient transmis principalement de manières orale.

Dans les villages, certaines personnes étaient reconnues pour leurs compétences particulières dans ces domaines. Elles jouaient souvent un rôle essentiel dans la vie quotidienne de la communauté, car elles possédaient des connaissances que la médecine officielle ou les institutions religieuses ne détenaient pas toujours. Ces pratiques n’étaient pas forcément considérées comme de la sorcellerie au sens négatif du terme comme nous le connaissons aujourd'hui. Elles relevaient plutôt d’un savoir empirique mêlant médecine, religion populaire et croyances magiques.


Dessin d’environ 1732 par Pierre Lebrun, Wikimedia Commons.
Dessin d’environ 1732 par Pierre Lebrun, Wikimedia Commons.

Certaines traditions associent même le mot « sorcier » à celui de sourcier, celui qui détecte les sources d’eau ou les énergies cachées. Les sourciers étaient réputés capables de détecter la présence d’eau souterraine grâce à une baguette ou un pendule. Cette pratique, appelée maintenant radiesthésie, est attestée dans de nombreuses régions d’Europe depuis plusieurs siècles.


Ces pratiques faisaient partie de la vie quotidienne et étaient souvent respectées par les communautés rurales et n'était absolument pas perçues comme opposées à la religion chrétienne, au contraire, elles étaient même souvent mêlées à des prières ou des bénédictions. Elles répondaient à des besoins concrets dans des sociétés et des communautés où les médecins étaient rares et où la religion officielle ne répondait pas toujours aux préoccupations et aux soucis quotidiens. Souvent les sanctions à cette époque (Début du Moyen-Âge) étaient extrêmement légères, généralement des pénitences religieuses, car l'Eglise ne croyait pas à l'existence même des sorcières.


Cependant, à partir de la fin du Moyen Âge (XIVe et XVe siècles), l’Église et les autorités politiques commencent à regarder certaines de ces pratiques avec suspicion. Dans un contexte de tensions religieuses et sociales (montée de l'Eglise dans les échelons de pouvoirs, conflits entre catholiques et protestants, multiplication des hérésies), certaines formes de magie populaire seront progressivement assimilées à de la sorcellerie diabolique étant jugées contre

les préceptes de Dieu , ouvrant la voie aux grandes chasses aux sorcières de l’époque moderne.

Couverture du Malleurs Maleficarum (Le Marteau des sorcières), 1486 par Heinrick Kramer et Jacob Sprenger.
Couverture du Malleurs Maleficarum (Le Marteau des sorcières), 1486 par Heinrick Kramer et Jacob Sprenger.

Ce changement à été renforcé par plusieurs textes théologiques et judiciaires dont le plus influent fût le Malleus Maleficarum (1486, Heinrich Kramer et Jacob Sprenger) qui explique comment reconnaître les sorcières et leurs pratiquent et qui encourageait également leur poursuite et décrit les meilleures méthodes d'interrogatoires.


Il faut aussi savoir que cette période de l'histoire, en plus d'avoir des tensions religieuses et du désir de la part de l'Eglise de monté en pouvoir, l'Europe fût mise à rude épreuves à cause de diverses crises (Famine, Peste, guerres et refroidissement climatique). Les populations ont cherché des responsables à ses catastrophes et les accusations de sorcellerie sont devenues un moyen d'expliquer ces malheurs tout en laissant le champs libre aux religieux pour assoir leurs autorités.


Ainsi, des pratiques autrefois considérées comme utiles ou protectrices pour les communautés ont parfois été requalifiées comme dangereuses ou hérétiques, transformant des guérisseurs ou des devins en sorciers aux yeux des autorités sociales et religieuses.


III. Qui étaient réellement les « sorcières » ?


Contrairement à l’image populaire transmise par les contes & légendes, les sorcières historiques n’étaient pas des femmes volant sur des balais ou lançant des sorts spectaculaires, ni des figures fantastiques capables de lancer des sorts spectaculaires.

Dans la plupart des cas dans les sociétés européennes médiévales et modernes, les personnes accusées de sorcellerie étaient le plus souvent des personnes ordinaires comme vous et moi mais qui étaient marginalisées ou simplement différentes (on peut dire que la peur de la différence à traverser les âges pour se retrouver encore présente à notre époque sur divers sujets). Les accusations naissaient fréquemment dans des contextes de tensions sociales, de rivalités locales ou de crises collectives et permettaient souvent simplement de se débarrasser facilement de son adversaire (Ce qui était en réalité la seule raison des procès des Sorcières de Salem, si vous voulez un peu plus d'explications à ce sujet de vous invite à regarder la vidéo de la chaine Occulture correspondante).


Mais il y avait malgré tous des catégories de personnes qui se retrouvées plus facilement au milieu des procès. Parmi les personnes accusées de sorcellerie, on trouve souvent :

  • Les guérisseuses : Les femmes possédant des connaissances sur les plantes médicinales pouvaient être suspectées de sorcellerie quand elles les utilisaient sur des malades sous forme d'infusions, d'onguents ou de décoctions. Cette connaissance de la nature pouvait souvent susciter la méfiance, surtout quand une maladie s'aggravait ou qu'un traitement échouait.

  • Les sages femmes : Occupant une place importante, elles détenaient un savoir important sur le corps et la naissance, mais lorsqu'il y avait de la mortalité infantile ou des complications lors d'un accouchement elles pouvaient être facilement accusée de sorcellerie en provoquant volontairement ces malheurs.

  • Les femmes isolées : Les veuves ou les femmes vivant seules (donc non intégrées dans des structures familiales stables) étaient particulièrement vulnérables elles aussi aux accusations.

  • Les personnes marginalisées : les pauvres, les étrangers, les personnes âgées ou celles dont le comportement semblait inhabituel. Au milieu des périodes marquées par les crises économiques, les épidémies ou les mauvaises récoltes, ces personnes pouvaient devenir des boucs émissaires auxquels on attribuait facilement les malheurs de la communauté afin de trouver un coupable.



Ainsi, la figure historique de la sorcière correspondait rarement à une praticienne de magie telle qu’on l’imagine aujourd’hui dans des pratiques modernes. Dans bien des cas, il s’agissait simplement d’une personne vivant en marge de la norme sociale ou possédant un savoir particulier qui inspirait à la fois respect et inquiétude. Les accusations de sorcellerie révélaient plutôt davantage les peurs, les tensions et les mécanismes sociaux de l’époque que l’existence réelle de pratiques magiques maléfiques.



IV. La naissance de la peur : la chasse aux sorcières


Une idée qui se développe tardivement


Contrairement à une idée répandue, la chasse aux sorcières n’est pas un phénomène typiquement et exclusivement liée à l'époque médiévale. Nous l'avons déjà largement évoqué mais elle s'est surtout développé entre le XVe et le XVIIe siècle (environ 1400 à environ 1600 ap.JC) pour le plus gros pic, à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne.



Pendant cette période, les autorités religieuses et politiques développent une nouvelle théorie qui va changer énormément la perception de la sorcellerie : la sorcière serait une personne ayant passé un pacte avec le diable alors qu’auparavant les pratiques magiques étaient souvent considérées comme des superstitions ou des croyances populaires de campagne. Selon cette nouvelle perception, elles participeraient à un complot diabolique visant à nuire à la société chrétienne et donc au bien de la population. Ainsi, plus cette vision s'imposait, plus la sorcellerie devenait un crime grave contre la religion et l'ordre social.


Les procès et les persécutions


Entre le XVe et jusqu'au XVIIIe siècle, l’Europe connaît une vague importante de procès pour sorcellerie. Aujourd'hui, les historiens estiment qu’il y eut environ : 110 000 procès pour sorcellerie dont environ 60 000 exécutions. Ces procès ne se déroulaient pas uniquement devant des tribunaux religieux. Dans de nombreux cas, ils étaient instruits par des tribunaux civils locaux, ce qui montre que la peur de la sorcellerie était largement partagée dans la société (et parfois même en dehors de tout tribunaux, comme nous le montre le parfait exemple de Salem).



Les accusations reposaient rarement sur des preuves concrètes, elles naissaient souvent de situations de tension entre deux familles ou de malheur dans les communautés rurales. Parmi les déclencheurs fréquents, on peut y retrouver : les rumeurs de villages, les rivalités personnelles, les catastrophes naturelles (inondations, tempêtes,...), les maladies se propageants, une mauvaise récolte, ...

La sorcière devenait alors le bouc émissaire idéal pour expliquer les malheurs se trouvant autour de soi par l'action de forces malveillantes, mais aussi un excellent prétexte pour se débarrasser de son voisin essayant de s'approprier vos terres.



V. La construction du mythe de la sorcière


Au fil des siècles, l’image de la sorcière s’est enrichie et transformée apportant avec elle de nombreux éléments devenus célèbres aujourd'hui dans l'imaginaire collectif. Elle ne correspond bien entendu plus aux réalités historiques que nous avons pu voir et qui correspondaient aux personnes accusées de sorcellerie. Les éléments sont apparus progressivement à partir de la fin du Moyen-Âge jusqu'à l'époque moderne.

On peut ainsi citer en symbole appartenant nouvellement aux sorcières : le balai volant, le chaudron, le chat noir, le chapeau pointu, le sabbat, les vêtements noirs, le pacte avec le diable, ...


Ces éléments proviennent en grande partie de l’imaginaire religieux et des récits de procès, plutôt que de véritables pratiques. Il est quand même important de préciser que les historiens soulignent que ces représentations proviennent largement de l’imaginaire religieux et des récits judiciaires de l’époque. On peut citer les descriptions des sabbats, par exemple, qui apparaissent surtout dans les interrogatoires menés lors des procès pour sorcellerie. Dans de nombreux cas, ces témoignages étaient obtenus sous la contrainte ou la torture, ce qui rend leur fiabilité très incertaine. Il se peut bien sûr qu'en réalité des rassemblements eut lieu pour certains rîtes ou fêtes provenant de croyances différentes, nous en avons déjà eu la preuve historiquement parlant, mais il était quand même important de préciser que ce n'était pas aussi systématique que nous le croyons au sein de ses époques car malheureusement, sous la torture, nous sommes tous capable de dire ce que notre interlocuteur veut entendre.


Ces récits ont néanmoins contribué à construire un véritable mythe culturel autour de la sorcière, mélangeant peur, superstition et imagination.



VI. La réhabilitation moderne de la sorcière


À partir du XXe siècle, pour situer approximativement l'époque moderne, la figure de la sorcière connaît encore une transformation profonde. Alors qu’elle était auparavant associée à la peur, au danger et à la marginalité, elle commence progressivement à être réinterprétée sous un angle différent, beaucoup plus ancrée dans la spiritualité.

A partir des années 60, plusieurs mouvements culturels et intellectuels redécouvrent l'histoire des chasses aux sorcières et certains courants spirituels réhabilitent la sorcière comme symbole : de liberté, de savoir féminin, de connexion à la nature et aux énergies mais aussi de de résistance face aux persécutions et d'émancipation.


En parallèle, certains mouvements spirituels réhabilitent aussi la figure de la sorcière en la reliant aux traditions néopaïennes (donc de traditions reconstruites sur la base de traditions anciennes) ainsi qu'à la nature. L’un des exemples les plus connus est la religion néopaïenne appelée Wicca, apparue au milieu du XXe siècle et qui revendique une spiritualité centrée sur les cycles naturels et la magie rituelle. Il y en a bien entendu un plus grand nombre mais celle-ci étant la plus connue, j'ai préféré citer cet exemple.



Exemple d'affiche de cinéma du XXIe siècle.
Exemple d'affiche de cinéma du XXIe siècle.

Aujourd’hui, la sorcière est devenue une figure culturelle très présente dans l’imaginaire contemporain en dehors de la spiritualité. On la retrouve dans : la littérature fantastique et historique, le cinéma et les séries télévisées, certaines formes d’expression artistique et culturelle. Elle n’est plus seulement perçue comme une figure inquiétante issue du passé. Elle est aussi devenue, pour beaucoup, un symbole d’indépendance, de savoir ancien et de lien avec la nature.



Conclusion


Nous avons pu voir à travers cet article que le mot « sorcière » possède une histoire bien plus complexe que l’image caricaturale popularisée par les contes et les films.

Issu à la base d’un mot latin signifiant « diseur de sorts », il désignait à l’origine des personnes capables d’interpréter le destin ou de pratiquer la divination. Avec le temps, ce terme s’est transformé sous l’influence des tensions religieuses et sociales, jusqu’à devenir un symbole de peur et de persécution. Derrière les procès et les légendes se cachent souvent des femmes (et des hommes, même si la majorité étaient des femmes, il en existait bien tout de même) qui détenaient simplement un savoir différent : celui des plantes, de la guérison ou des traditions/croyances anciennes.


Comprendre l’histoire des sorcières et de la sorcellerie en général, c’est donc aussi comprendre comment une société peut transformer la connaissance en menace et la différence (mentale ou physique) en prétexte d'accusation.


Mais une chose est sûr, c'est qu'en cultivant la valeur de la différence en montrant à son entourage qu'elle peut être source de richesse, nous pouvons éviter la violence et l'isolement que le passé à pu faire subir à certain de nos ancêtres.





Sources 📚​

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